N° 25 – Le libertinage érudit et la formation de l’homme : le cas de François De La Mothe Le Vayer

icone_pdf PDF

Il convient de rappeler dans un premier temps que nous sommes les héritiers de ce qui s’est opéré entre la Renaissance et la Révolution française. C’est à cette période qu’émerge une séparation du théologique et du politique, une nouvelle manière de définir l’État.  Dans la lignée des chercheurs qui ont contribué à réintégrer le libertinage érudit dans l’historiographie (Antony McKenna & Pierre-François Moreau, 2001), nous allons nous intéresser ici à un personnage souvent omis par l’histoire de la philosophie, l’érudit libertin François De La Mothe Le Vayer (1588-1672), un des précepteurs de Louis XIV. Il s’agit plus précisément de réintégrer ce personnage dans l’histoire des idées pédagogiques comme étant un précurseur d’une éducation émancipatrice.

Bien qu’à première vue, le rôle politique du libertin (protégé de Richelieu entre 1633 et 1642, précepteur du Roi-soleil entre 1652 et 1662) puisse sembler être un paradoxe avec celui du précurseur pédagogique, la lecture attentive des œuvres de Le Vayer fait apparaître en filigrane, derrière la grande culture des Anciens, une pensée critique qui n’est pas dénuée de sens pour notre actualité. En effet, à partir de 1652, Le Vayer devient précepteur de Louis XIV et écrit de nombreux livres à l’usage de l’éducation du prince. Mais la pensée novatrice de l’auteur ne se situe pas dans les œuvres institutionnelles destinées au jeune roi dans lesquelles il fait valoir une pensée modérée qui montre la diversité des jugements tout en se rangeant du côté du pouvoir royal. La Mothe Le Vayer va publier de nombreux textes subversifs, qualifiés de textes « sceptiques », qui posent des prémices d’un changement qui s’opère dans l’éducation. Depuis les débuts du christianisme, le but de l’éducation et des institutions de conversion est de préparer les âmes à rentrer dans l’attente d’un Salut que l’ordre politique va ensuite administrer. Face à ce constat, les textes de Le Vayer reprennent la tradition antique de la formation de soi par opposition à la conversion éducative prônée par le gouvernement pastoral. Le gouvernement pastoral a donné lieu à un art de gouverner les hommes, avec comme « fonction de prendre en charge les hommes collectivement et individuellement tout au long de leur vie et à chaque pas de leur existence » (Foucault, 2004, 168).

René Pintard écrivait en 1983 : « L’histoire du libertinage au XVII ème siècle mérite-t-elle encore de retenir la curiosité et de susciter des recherches ? » (Pintard, 1983, 1). Cette question est-elle toujours d’actualité ?

Pour répondre à cette question, après avoir présenté quelques repères historiques et défini le thème de la mystique des lois, nous montrerons l’émergence d’une éducation émancipatrice qui suppose une transmission critique.

1. Quelques repères historiques 

La Mothe Le Vayer se situe à la croisée des époques : entre la fin du gouvernement pastoral et la mise en place d’une autre forme de gouvernementalité. Le prince, pour gouverner l’État, doit être formé aux Humanités, à l’Histoire et doit désormais se détacher de l’autorité des pasteurs.

Pourtant, nous constatons qu’au XVIIème siècle la Raison d‘État réintègre dans son appareil administratif la forme pastorale. On voit émerger une nouvelle politique de contrôle des populations, car la population s’accroît et l’État ne peut plus assumer pleinement une politique de surveillance de ses propres sujets. Cela suppose la décentralisation étatique au profit d’un auto-contrôle inter-individuel (Foucault, 2004).

La pédagogie devait servir cette cause. En effet, le XVIIème siècle est une époque charnière qui fait émerger un conflit éducatif. C’est l’époque du renouveau de l’augustinisme de Port Royal, du maître pasteur qui tente de contrôler les individus par la confession pour ensuite convertir les consciences à la Vérité. Mais parallèlement, un projet d’émancipation se forme. La position de François De La Mothe Le Vayer fait émerger ce conflit. Nous voyons ainsi apparaître une forme de résistance, des contre-conduites. Cependant, ces contre-conduites ne sont pas opposées au pouvoir royal ni même à l’obéissance aux lois du souverain. Il devient alors légitime de se poser la question suivante : dans quelle mesure peut-on articuler l’obéissance libertine au pouvoir royal avec une éducation comprise sous l’angle de la formation de soi ? L’obéissance aux lois du souverain n’est-elle pas détachée d’une visée émancipatrice ? Comment appréhender la loi dans le contexte du pouvoir absolu ?

2. Le thème de la mystique des lois

Comme l’annonce La Mothe Le Vayer dans sa Prose chagrine : « nous ne nous rendons tous esclaves de la Loi, que pour devenir libres. » (La Mothe Le Vayer, 2012, 29)

Il réactualise ici le thème montanien concernant la mystique des lois. Montaigne (Essais, 2009), écrit que les lois ne sont pas nécessairement justes, ce ne sont que des constructions humaines, mais nous leur obéissons pour rester libres. De ce fait, en s’inspirant de Montaigne, Le Vayer ne propose pas une émancipation de l’homme en élaborant des lois mais au contraire en s’en désintéressant. Pour éviter le bûcher et d’éventuelles persécutions, il convient de se soumettre aux lois institutionnelles mais il n’existe intérieurement aucune obligation à croire. Nous sommes certes des sujets du souverain mais il existe une forme de vie libre. C’est précisément par cette dissociation que s’effectue l’émancipation du sujet, son salut, qui n’a plus à croire à la Vérité souveraine. Les Lumières, dans un séisme plus important, dilateront peu à peu le for intérieur de la conviction (Koselleck, 1979). C’est donc la préservation de la liberté dans le cadre de la sphère privée qui a permis au siècle suivant, au temps des Lumières, de revendiquer une émancipation plus générale. Il fallait, avant le libertinage triomphant du XVIIème siècle et avant les Lumières, un mouvement plus souterrain qui prépare les hommes, dans la sphère du privé, à vivre et à penser librement. Cette idée libertine de la vie libre dans la sphère du privé est essentielle au XVIIème siècle. Elle rend possible une éthique individuelle qui va faire émerger un contre-pouvoir d’État. C’est dans ce contexte de dissociation entre l’obéissance à la loi du souverain et la réappropriation d’une sphère privée émancipée de toute forme de conversion, que la lutte des libertins va s’opérer. Face au modèle de conversion mis en place par les pédagogues de Port Royal, qui est supposé faire retentir à l’intérieur même des individus la volonté du souverain ou de l’État, La Mothe Le Vayer pose une véritable rupture en ce qui concerne la formation de l’homme.

3. L’émergence d’une formation émancipatrice

Pour assurer la conversion des consciences, le christianisme va détourner deux techniques de spiritualité stoïcienne, à savoir la direction de conscience et l’examen de conscience (Foucault, 2001).

Les techniques de spiritualité stoïciennes vont donc, dans la direction chrétienne, servir l’obéissance conçue comme un écrasement total du sujet devant cet autre qui détient la Vérité. Face à ce constat, par quels moyens La Mothe Le Vayer fait-il émerger la conception d’une éducation émancipatrice qui s’oppose radicalement à la conversion éducative ?

Par opposition à l’appropriation d’une Vérité extérieure qui a souvent été le mode d’agir institutionnel, La Mothe Le Vayer a mis en place un projet subversif, inspiré aussi du stoïcisme, qui consiste à rendre accessible au sujet la technique de la formation de soi-même. En effet, concernant l’éducation scolastique, Le Vayer souligne, dans son livre Prose chagrine, que les formes éducatives institutionnelles, par la valorisation d’une vaine accumulation de savoirs, exercent une forme de violence sur les jeunes enfants (La Mothe Le Vayer, 2012). Face à cette violence, les enfants oublient aussi vite que possible ce qu’ils apprennent parce que l’éducation ne prend pas suffisamment en compte leurs tempéraments. Il s’agit pour le libertin de s’opposer aux éducations coercitives qui contraignent avec force, qui privent au lieu de nourrir. Dans les Dialogues faits à l’imitation des Anciens (1988), Le Vayer consacre ainsi tout son esprit à la citation, à l’étude des œuvres du passé pour former son œuvre et nourrir ses lecteurs. Il s’agit, pour lui, de détruire les institutions de conversion en mettant en place une formation dialogique avec les anciens plutôt que de se servir de ces anciens pour convertir à une philosophie de la Vérité. Il se moque ainsi des philosophes qui prétendent atteindre la Vérité, qui tentent d’expliquer le monde en séparant le vrai et le certain des choses. Ces philosophies promettent beaucoup plus que ce qu’elles peuvent tenir. Le Vayer va penser la connaissance en tant qu’elle est vécue et non pas en tant que connaissance vraie :  c’est le propre de la meditatio. Désormais, il s’agit de faire ressortir l’impression ressentie quand nous lisons un livre. La meditatio, la lecture des livres dans un entretien de soi à soi, devient un instrument pour s’émanciper des injonctions du dehors. D’où l’éloge libertin de la solitude.

Dans le traité De la connoissance de soy mesme (1669), il note la nécessité de rompre avec la vie sociale pour se retrouver. La formation de soi libertine suppose un dialogue intérieur comme un entretien de soi avec soi.  Il ne s’agit plus d’avouer sa faute pour ensuite se convertir à la vérité d’un autre mais de se regarder tel que l’on est, avec humilité, dans une méditation personnelle. La connaissance de soi-même devient ici le reflet d’une mise à distance de Dieu. Dans cette optique, le convertir à soi philosophique, convertere ad se, est différent de la notion chrétienne. Pour Le Vayer, la possibilité de s’isoler devient un bien précieux car c’est dans la solitude que s’effectue l’examen de conscience, une autre possibilité d’être à soi qui n’obéit pas à la loi. Il s’agit de libérer le sujet de la servitude qui est sienne dans la sphère sociale. Ces thèmes réactualisent le traité De l’oisiveté de Sénèque qui pose le divorce nécessaire entre vie privée et vie publique pour penser l’émancipation de soi-même. Par le retrait, le sujet libertin apprend à se désidentifier dans la sphère privée d’une norme extérieure pour qu’il existe une forme de vie libre. S’isoler suppose d’empêcher la surveillance.

Mais ce retrait qui permet l’oisiveté, la méditation sur soi, n’est pas un désengagement du monde ou une simple vie contemplative. Il permet au sujet de se relier différemment au monde, dans une attitude critique. Le libertin du XVIIème siècle tente alors d’élargir cette sphère de l’émancipation, de la désidentification dans la sphère publique. Il met les habits de l’homme du monde, se déclare, en bon sceptique, ignorant de la Vérité pour pouvoir mettre en question les évidences du sens commun.

4. La transmission d’une raison critique

Par le biais d’une écriture prudente, La Mothe Le Vayer tente de faire émerger, dans le siècle du Roi-Soleil, une raison critique qui met l’érudition au service d’une pensée anti-théologique. Néanmoins, cette critique ne peut être explicite au risque d’être censurée. Le Vayer use alors de différents procédés de dissimulation. L’usage du scepticisme qui expose différentes doctrines sans en tenir aucune pour vrai devient un « masque » pour éviter les persécutions (Gros, 2001).

Dans les textes sceptiques, il ne s’agit plus d’injecter de la moralité mais la lecture des textes devient un moyen de faire découvrir d’utiles vérités sans prétendre énoncer La Vérité. Le maître libertin prétend ne rien savoir de vrai mais dit certaines choses. À bon entendeur.

À travers l’analyse de ces textes dits « sceptiques », Le Vayer extériorise une forme de pensée radicale qui dissimule un procès politique très fort vis-à-vis de l’ordre ecclésiastique. Il défend ainsi la pluralité des thèses contre la conception homogène d’une vie salutaire au sens pastoral du terme. En effet, il s’oppose à l’idée d’une obéissance à la parole professée contenue dans la scolastique par le maître savant. Le Vayer est un fervent attaquant du dogmatisme. Mais tout comme le défendait Montaigne, si le langage est privé de toute valeur de vérité, tout ne serait qu’une question d’opinion et non de jugement. Le scepticisme du libertin tente ainsi d’établir le cadre d’une recherche de la vérité pour ne pas tomber dans le « torrent de la multitude » ou toute les opinions, même les plus abjectes, se valent. Il s’agit d’attaquer le dogme sans renoncer à l’héritage de la tradition.

Le scepticisme libertin renvoie ainsi dos à dos l’érudition stérile de la scolastique, la prétention de la philosophie à connaître la Vérité, mais il réfute également l’éloge du scepticisme radical. Cette pensée s’ancre dans le débat moderne sur l’éducation entre la critique du dogme et la critique du relativisme. En effet, c’est le constat de notre contemporain Jacques Rancière qui critique d’une part le savoir unique et vrai du « maître explicateur » (Rancière, 1987) tout en dénonçant d’autre part le relativisme radical qui risque de dévaloriser les véritables valeurs démocratiques au profit d’une multiplication inconsistante des savoirs spontanés (Rancière, 2005). Dans cette même optique, Le Vayer tente certes de détruire la magistralité des scholars mais certainement pas l’autorité des maîtres et de la culture. En faisant raisonner les différentes voix du passé, ce dialogue avec les anciens de François De La Mothe Le Vayer entreprend de déconstruire les absolus moraux qui prétendent véhiculer un sens pur que tout le monde partage naturellement. Il conçoit l’union de ce qui est traditionnellement opposé et commence à s’attaquer aux oppositions des couples métaphysiques classiques (l‘animal et l‘homme, la nature et l’esprit, le vrai et le faux, l’ignorance et la connaissance, le même et l’autre, l’imitation et la création, le sujet et la vérité, le moyen et la fin). La Mothe Le Vayer tente d’infléchir, d’exercer une flexion sur une norme dominante en matière d’attitude ou de comportement. Il fait valoir une pédagogie de l’inclusion d’une pensée étrangère (étrangère du point de vue du lieu dans lequel on parle et du temps dans lequel on parle). En incluant cette pensée étrangère, il ne s’agit pas d’argumenter en faveur du vrai ou d’éliminer celui qui a un autre mode de pensée. À travers les œuvres sceptiques de Le Vayer, ce n’est plus la convergence des protagonistes qui est mise en avant mais une société tournée vers la différence, la tolérance et l’accueil des autres voix, des autres opinions voire même des autres temps. En dialoguant avec les anciens, il réactualise un autre mode d’organisation sociale, hérité de l’Antiquité grecque, qui s’oppose à la pastorale chrétienne. Ses Dialogues faits à l’imitation des anciens encouragent notre pensée à s’ouvrir à l’autre – l’ancien, l’étranger ou celui en soi que la conversion a contraint au silence – à créer un lieu du re-trait au lieu de rechercher le même en soi chez l’autre et le même que soi chez soi. Rappelons-nous des mots de Le Vayer dans son œuvre De la patrie et des étrangers qui ne sont pas aujourd’hui inactuels : « Cessez donc, je vous supplie, de juger si mal des étrangers et vous souvenez de cette pensée d’un sophiste, que la plupart des fleuves sont étrangers dans les terres qu’ils rendent fertiles » (La Mothe Le Vayer, 2003, 69).

Son érudition, par la référence constante aux Anciens qui sont étrangers à notre présent, transmet une leçon démocratique à notre temps, à savoir que la formation de l’homme et la possibilité d’une vie digne d’être vécue ne peut se faire sans repères, sans l’autorité de ce qui a existé. Il s’agit de mettre en place, contre le gouvernement pastoral, une conception éducative éclairée par la raison sans rompre le dialogue avec l’héritage du passé, sans poser une barrière infranchissable entre les nouvelles générations qui construisent notre futur et l’humanisme ancien qui tente en vain de nous interpeller.

Conclusion

Que peut-on retenir de la conception libertine de l’éducation pour penser l’école comme émancipatrice ?

Le dialogue avec les anciens, la meditatio, l’examen de conscience stoïcien, la possibilité du dissensus, de l’être à soi non surveillé qui ont été mis en exergue par l’érudit libertin sont autant d’outils pédagogiques qui peuvent toujours nous servir d’instruments de critique sociale du présent.

En effet, que ce soit dans le domaine politique ou éducatif, les libertins érudits du XVIIème siècle ont, dans leurs textes, combattu avec ardeur le gouvernement pastoral et la conversion éducative. Ces combats posent les prémices de la laïcité qui émergera au XVIIème siècle. Il s’agira de libérer l’école de l’emprise de l’Église catholique.

Néanmoins, sommes-nous, encore aujourd’hui, libérés du pouvoir pastoral ? Comme le rappellera notre contemporain Michel Foucault : « Il y a eu des révolutions antiféodales, il n’y a jamais eu de révolution antipastorale. Le pastorat n’a pas encore connu le processus de révolution profonde qui l’aurait mis définitivement en congé de l’histoire » (Foucault, 2004, 153).

Ces voies de réflexion ouvertes par François De La Mothe Le Vayer sur l’éducation pourraient se prolonger pour nous permettre d’entrer dans une approche approfondie des défis actuels concernant l’éducation, notamment veiller à ce que la valorisation actuelle de l‘enseignement du fait religieux ne nous fasse pas entrer dans une approche confessionnelle (Urbanski, 2016).

Bibliographie

Foucault M. (2004). Sécurité, territoire, population. Paris : Gallimard.

Foucault M. (2001). L’herméneutique du sujet. Paris : Gallimard.

Gros JM. (2001). Le masque du scepticisme chrétien chez La Mothe Le Vayer, in A. McKenna & P-.F. Moreau (dir.). Libertinage et philosophie au XVIIème siècle -tome 5- Les libertins et le masque : simulation et représentation. Saint Etienne : Publications de l’Université de Saint-Etienne.

Koselleck R. (1979). Le règne de la critique. Paris : Minuit.

La Mothe Le Vayer F. (2012). Prose chagrine. Paris : Klincksieck.

La Mothe Le Vayer F. (2003). De la patrie et des étrangers et autres petits traités sceptiques. Paris : Desjonquères.

La Mothe Le Vayer F. (1988). Dialogues faits à l’imitation des Anciens. Paris : Fayard.

La Mothe Le Vayer F. (1669). De la connoissance de soy mesme. Paris : Louis Billaine.

McKenna, A. & P.-F. Moreau (dir.) (2001). Libertinage et philosophie au XVIIème siècle. Saint Etienne : Publications de l’Université de Saint-Etienne.

Montaigne M. (2009). Essais. Paris : Gallimard.

Pintard R. (1983). Le libertinage érudit dans la première moitié du XVIIème siècle. Genève-Paris : Slatkine.

Rancière J. (1987). Le maître ignorant, cinq leçons sur l’émancipation intellectuelle. Paris : Fayard.

Rancière J. (2005). La haine de la démocratie. Paris : Fabrique.

Urbanski S. (2016). L’enseignement du fait religieux : Ecole, république, laïcité. Paris : PUF.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *