Les démarches d’investigation en sciences : apports de la didactique professionnelle.

Pendant longtemps l’enseignement scientifique français à l’école primaire et dans le secondaire s’est borné à “dire les sciences” ou à reproduire des protocoles expérimentaux.

L’enseignement des sciences physiques en France étant considéré comme « vétuste », une commission sur la rénovation de l’enseignement des sciences physiques, présidée par André Lagarrigue voit le jour en mai 1971, et en octobre est créé, au sein de la commission, un groupe de travail dont l’objectif est d’élaborer des modules d’enseignement rénovés destinés aux collégiens. Les innovations pensées sont confrontées aux propositions des grands projets internationaux de réforme de l’enseignement des sciences de l’époque, elles sont inscrites dans une recherche reconnue par le CNRS. Ces recherches s’effectuent avec le groupe « sciences » de recherche de l’INRP dirigé par Victor Host. En 1973 Jean Louis Martinand propose l’idée de « démarche d’investigation autonome » qui préfigure la démarche d’investigation en France. Depuis, d’autres dispositifs (Main à la pâte, 1996 ; plan de rénovation de l’enseignement des sciences et des techniques à l’école, 2000) ont vu le jour toujours avec cette idée de faire “faire des sciences”. Il apparaît désormais nécessaire de proposer des situations-problème (Fabre, 1999), des démarches d’investigation (Grangeat, 2011), voire des dispositifs de débriefing après observation (Munoz & Villeret, 2012), permettant la construction du savoir par les apprenants. Comment les enseignants s’adaptent-ils à ces nouvelles démarches ? Nous explorons deux exemples : le débat scientifique en classe de primaire et la mise en place de l’option Méthode et Pratiques Scientifiques en Lycée.

Posted in Conférences du CREN.

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