[Communication – 15/10/2017] Colloque international : Pluralisme religieux, sociétés plurielles : les religions dans l’espace public européen

Pour plus d’informations sur les modalités de soumissions : http://ipra.eu/fr/2017/05/03/colloque-international-pluralisme-religieux-societes-plurielles-les-religions-dans-lespace-public-europeen/

Ateliers académiques :

  • Atelier 1 : Définir la religion

Qu’est-ce qu’une religion ? Comment les philosophes, théologiens, anthropologistes, juristes et autres ont-ils délimité les frontières du sacré et du profane ? Du religieux et du séculaire ? Dans quelle mesure ces définitions sont-elles spécifiques à une culture ? Quand et comment bascule-t-on d’une opposition polémique entre « religion » et « superstition » à une catégorie apparemment plus objective de « religions » au pluriel ? Les systèmes de croyances non-théocentrés (communisme, fascisme…) peuvent-ils être considérés comme des religions, dans la mesure où ils contiennent un certain nombre des aspects et éléments de systèmes religieux ?

  • Atelier 2 : Sécularisation, laïcité(s) et pluralisme dans les sociétés européennes

La sécularisation est un ensemble de processus sociétaux qui consiste, de la part des sujets, à mettre à distance des prescriptions ou conseils religieux. L’adoption d’un cadre laïque a, quant à elle, souvent été étudiée dans les termes d’une lutte binaire entre cultes (ou institutions religieuses) notamment l’Eglise catholique, et État. Au cours de cet atelier, nous prêterons attention à la manière dont une pluralité de religions détermine les attitudes étatiques envers la religion et la définition de droits religieux (que ce soit les rôles des juifs et des protestants dans la Première République en France, la place des dissidents protestants et des catholiques en Angleterre au XVIIe siècle ou le rôle de l’islam dans les sociétés où l’Etat est conçu comme proche de la neutralité au XXIe siècle). Verra-t-on une réaffirmation ou une redéfinition des cadres légaux liés à la sécularisation ? Ou bien une accommodation avec des spécificités religieuses dans un monde « post-séculier » ?

  • Atelier 3 : Politiques religieuses dans les empires coloniaux européens

Entre le XVIe et le XXe siècle, les nations européennes ont gouverné de larges empires coloniaux avec une grande diversité de religions. Au cours de cette session, nous examinerons les réactions des pouvoirs coloniaux à cette diversité religieuse ainsi que les politiques mises en place (de l’encouragement de missionnaires chrétiens ou musulmans à la régulation et au renforcement de barrières religieuses en passant par la manipulation d’élites religieuses locales voire même leur recrutement auprès des hiérarchies coloniales). Les populations colonisées ont utilisé les arguments et institutions religieux de différentes manières, pour naviguer entre les structures coloniales, pour réclamer des droits ou pour s’opposer au pouvoir colonial européen.

  • Atelier 4 : Pluralisme religieux dans le monde musulman

Cet atelier portera sur la manière dont les sociétés des pays majoritairement musulmans ont traité la pluralité religieuse des points de vues théologique, juridique ainsi que de la pratique. La catégorie légale de dhimmi a émergé dès les premiers siècles de l’Islam bien qu’en pratique ce statut différait d’une société à une autre. Depuis le XIXe siècle, les théologiens et juristes musulmans, confrontés aux catégories du droit non-confessionnel, ont développé des stratégies diverses pour définir la place du non-musulman dans les sociétés sous autorité musulmane et du musulman dans les sociétés où la nature de l’Etat n’a pas été défini en relation avec le droit islamique.

  • Atelier 5 : Religion et mondialisations : sécularisation, commercialisation, réenchantement

Les progrès technologiques, de la communication ainsi que dans la capacité de mobilité des individus ont créé un marché global pour la religion. Cette session donnera l’occasion d’examiner les effets de ces changements sur les pratiques religieuses et l’insertion des religions dans les espaces publics en Europe, sur l’organisation et le rôle des institutions religieuses traditionnelles et sur d’autres qui émergent, mais également sur le dialogue inter-religieux dans les sociétés européennes.

Soumission des propositions

Nous invitons les chercheurs de tous les champs académiques, y compris et en particulier les doctorants, à soumettre leur proposition de communication.

Les propositions pour des communications de 30 minutes devront être envoyées avant le 15 octobre 2017 à l’adresse ipra@univ-nantes.fr.

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